Tout commence à 150 millions de km, là où le soleil, notre étoile bien-aimée, déploie son éclat.
Sa lumière, qui voyage à la vitesse étourdissante de 300 000 km par seconde, nous parvient après avoir parcouru cette distance gigantesque en 8 minutes. 8 minutes qui transforment cette distance en unité poétique, comme un pont qui unit le lointain au présent.
La lumière est un rayonnement électromagnétique, une énergie que de nombreuses substances peuvent absorber, à l’instar des plantes qui l’utilisent pour réaliser la photosynthèse.
Quand cette énergie parvient sur une surface enduite d’un mélange de ferricyanure de potassium et de citrate d’ammonium ferrique, elle provoque une réaction chimique de réduction dans laquelle le fer contenu dans le citrate d’ammonium ferrique gagne un électron et est donc réduit (puisqu’on passe de Fe3+ à Fe2+).
Cette nouvelle forme de fer va alors maintenant pouvoir interagir avec le ferricyanure de potassium pour former un composé insoluble et intensément coloré : c’est le fameux bleu de Prusse.
Utiliser cette énergie solaire pour donner vie à mes cyanotypes est pour moi une sorte de communion avec l’infiniment grand, un hommage aux forces cosmiques à l’origine de cette merveilleuse nature qui nous entoure et qui m’inspire à chaque instant. La cyanotypie, ce pont bleu qui fait le lien entre tout ce qui me tient à cœur : sciences, photographie, art, nature ♡